Accéder au contenu principal

Quelques mots de l'éditeur à propos de "Ma mère en automne"

Quelques mots d'Yves Artufel à propos de "Ma mère en automne" sur le blog des éditions Gros Textes ICI (vous y trouverez de nombreuses notes de lecture) :

Une heure avec Marianne Desroziers, « Ma mère en automne », éd. Gros Textes coll. Alpes Vagabondes https://sites.google.com/site/lesalpesvagabondes/

Armand le Poête écrivait dans son premier recueil « C’est amusant les photos de famille, il y a les morts et les pas encore morts ».

C’est à feuilleter un album de photos de famille que nous invite Marianne Desroziers avec l’image de la mère disparue au centre, et on visite une vie en une vingtaine d’images et autant de poèmes qui leur font face, à la limite de la poésie, plus près du témoignage brut et sans inutiles fioritures, sans le désir de faire une œuvre, juste dire les choses de la vie, parfois à la limite du style télégraphique, d’une vie avec ses croisements, une vie en petites touches, comme des effleurements. La part belle est faite aux années 60, 70 et leurs couleurs particulières, les années de jeunesse de la mère, une époque dont l’auteur nous restitue délicatement l’ambiance, cabans à carreaux et pattes d’éph, la douche des enfants dans une bassine en fer, vélo et transistor, été à la campagne, hiver à la neige, la légère mélancolie qui serre le cœur, quelque chose de cette « inflexion des voix chères qui se sont tues » mais aussi quelque chose comme un écho de bonheur « Nous avons l’air heureux / Je crois vraiment que nous l’étions / Me trottent dans la tête / des chansons de Nino Ferrer ».

Ben allons-y : https://www.youtube.com/watch?v=Mu4fBIxwUCQ

Posts les plus consultés de ce blog

Vases Communicants avec Christophe Sanchez

Ce mois-ci, dans le cadre des Vases Communicants, j'échange avec Christophe Sanchez autour de la figure du père.  Ci-dessous, son texte « L'espingouin ».  Retrouvez le mien intitulé « De mon père » sur son blog ici. Cette édition des Vases Communicants est dédiée à Francis Royo disparu le 14 mai dernier. L’espingouin Tu as dans le cœur des années en martyres, des aïeux en Espagne, des vieux sous les paupières qui grêlent tes nuits de sombres rêves. Ton nom est porté comme une croix, toi qu’on nomme l’immigré alors que tu es né ici comme Martin et Durand. Tu tangues, décroches des espagnolettes à toutes les fenêtres, chasses la jota à tous les coins de rue. La honte sur les épaules, tu les redresses face au mur des origines. On te parle de Franco, tu ne sais pas qui est cet homme qu’on accuse. Alors tu plantes ton père - el caudillo - à coups de banderilles parce qu’il ne dit rien de ce qu’il a fui. Tu tues ta mère qui, dans...

Chronique de lecture d'"Unica ou le morcellement" par David Le Golvan

  CHRONIQUE DE LECTURE "Unica ou le morcellement" (Sans Crispation éditions) par David Le Golvan : Sylvia Plath puis Unica Zürn… Une chose est sûre, c’est que Marianne Desroziers aime raviver les feux follets. Plus qu’une passion, on devine l’urgence d’un devoir de mémoire. Au début du livre, l’auteure rappelle son parcours de familiarisation avec l’artiste franco-allemande qui aurait pu aboutir à un essai biographique, avec en gros le risque remettre sur le tapis l’étude d’un cas clinique, psychiatrique, tout ce qui pourrait éloigner un lecteur des effusions créatrices profondes d’Unica (et non des délires). Et sans doute pas la manière la plus subtile de rendre hommage à l’intégrité artistique de cette femme (qui souffrait par ailleurs de perdre pied à cause des traitements qu’on lui infligeait tandis que le champ de son imaginaire se déployait entièrement dans ses moments de pleine conscience) (1). Autre option envisagée, et autre écueil éventuel : passer par l’écriture...

Chronique de lecture de "Sylvia, la fille dans le miroir" par Patricia Houéfa Grange

  Un grand merci à Patricia Houéfa Grange , poétesse, traductrice et artiste aux multiples talents, pour cette chronique de lecture de mon roman, publiée sur Facebook le 30 décembre 2025.