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Affichage des articles associés au libellé Avis de lecteurs sur Lisières

Critique de "Lisières" par Ingannmic sur son blog Book'ing

Une nouvelle critique de "Lisières" par Ingannmic (bouquineuse compulsive) sur son blog Book'ing.  "La brièveté des six textes qui composent ce recueil fait qu'il se lit rapidement... Mais le ton qui s'en dégage, et les étranges atmosphères dans lesquelles ils nous immergent, suscitent chez le lecteur des émotions dont il ressent l'écho longtemps après l'avoir terminé. Marianne Desroziers sème au gré de ses nouvelles des madeleines proustiennes qui réveillent chez ses personnages la mélancolie liée aux souvenirs, et les font déambuler -et nous avec- le long d'une frontière devenue poreuse, séparant le réel de l'inconcevable, le passé du présent, les vivants des morts. Un simple objet suffit. L'inspiration de l'auteure fait le reste, lui permettant de nourrir les rêveries de ses protagonistes, ou d'imaginer des aventures insolites, des existences multiples... Certains de ses héros dégagent une espèce de douce mo...

Critique de "Lisières" par De Litteris

Avant même de plonger dans l’univers de Marianne Desroziers, il y a le bel objet : sous l’enveloppe de cristal, la couverture aux fines rainures qui évoquent, déjà, les lisières annoncées par le titre ; le papier qui chante ; le logogramme élégant, et l’illustration, toute de lignes de failles, porte d’entrée sur un monde de subtiles déchirures. Le recueil aurait pu se nommer « oscillations » : Marianne Desroziers lui a préféré l’idée d’une frontière poreuse, d’un entre-deux où l’on hésite entre fantastique et réalisme. Ses lisières soulignent l’ambiguïté qui règne, maîtresse, sur les six univers ici collectés comme autant de parenthèses – ces parenthèses si présentes dans le style de l’auteur- dans des intimités prêtes à basculer vers autre chose, ailleurs. Voilà le lecteur condamné à vaciller d’un mot à l’autre, jamais certain d’échapper aux sables mouvants des atmosphères chuchotées par l’auteur. Que l’on se laisse prendre par les vague...

Critique de Lisières par Julie Lecanu

Critique de Lisières de Julie Lecanu, parue précédemment sur le site le Salon Littéraire Lisières est le premier recueil de nouvelles de Marianne Desroziers, écrivain, bloggeuse littéraire (1) et rédactrice au Salon littéraire . Six nouvelles s’y succèdent et on se laisse glisser avec délectation de l’une à l’autre dans un crescendo d’émotions. Bien qu’ayant chacune leur univers, les nouvelles de ce recueil ont une cohérence évidente : elles nous emmènent toutes à la lisière de la réalité et du fantastique, à celle de la vie et de la mort, à celle du passé, du présent et du futur. En peu de mots, dans un style épuré, Marianne Desroziers a su planter les décors et atmosphères de ces histoires qui nous transportent vers un ailleurs.  Une volonté de l’auteur que l’on retrouve dès la quatrième de couverture : « Lecteur, suis-moi sur ce chemin, à la lisière, même- et surtout- si tu ne sais pas où il te mènera. La lecture est un risque à prendre. Ceci est une invitat...

Critique de "Lisières" par Jean-Louis Le Breton

"52 pages et six nouvelles pour découvrir l’univers de Marianne Desroziers. Un univers jalonné de références littéraires, mais pas seulement. La mort qui rôde au fil des pages n’est qu’un personnage parmi cette galerie de portraits de petites gens : une femme éthérée qui regarde les photographies de ses enfants, une lectrice physiquement absorbée par ses lectures, un garde-frontière halluciné dans des vapeurs de vodka, ou encore les mille et une disparitions d’une trop jolie jeune fille emportée par les flots boueux de la Garonne. Les pieds sur terre, ou bien la plume trempée dans les ambiances fantastiques de la littérature sud-américaine, Marianne Desroziers cherche son chemin d'écriture dans ce premier recueil de nouvelles prometteur. Dommage que le premier texte de l'ouvrage soit aussi le plus difficile à lire. Sautez-le et gardez-le pour la fin !"

Critique de Lisières, par Cathie

Je ne suis pas restée à l'orée de ce recueil à l'écriture ciselée presqu'épurée où la tessiture de la mémoire en est le fil d'Ariane...En peu de mots, l'auteure nous fait pénétrer dans des univers (le décor est campé, les personnages prennent vie,) en nous contant des histoires mêlant le dicible et l'indicible...univers à la frontière...invitant à pousser la porte de l'imagination ce que je ne me suis pas privée de faire...  Gros coup de cœur pour la couverture rouge où Marianne a su saisir cet instant d'amour fou et dès lors l'on sait que la vie de l'héroïne ne sera jamais la même..que dire du vice enfin puni où cette lectrice semble avoir une étrange ressemblance avec l'humble lectrice que je suis...que j'ai souri...actrice des romans...merveilleuse métaphore...Je remercie à nouveau la main innocente qui m'a fait gagner ce recueil que j'ai pris grand plaisir à lire...les mots sont des poésies, la lecture un voyage et ne puis ...

Critique de Lisières, par Yasmina Hasnaoui

Lire Lisières c’est entrer dans un monde où l’ordinaire et l’extraordinaire se confondent. C’est accepter de voir des ombres furtives, des souvenirs se matérialiser, un horizon trouble où des êtres semblent sortir de nulle part. En un mot c’est être dans un ailleurs. C’est avec talent que Marianne Desroziers entraîne son lecteur dans cet univers tout en ambiguïté. Très friande, je me ne suis pas laissé prier. Marianne a su dans ces courtes nouvelles plonger le lecteur dans une atmosphère, parfois lourde et angoissante, tout en laissant à celui-ci le choix d’interprétation et c’est ce que j’ai apprécié dans ce recueil. J’ai particulièrement aimé « La couverture rouge », texte à la sensibilité à fleur de peau, porte ouverte à cette possibilité de se jouer de la mort. Le texte est court comparé aux autres mais je pense qu’il est le cœur de ce recueil. J’ai moins aimé La disparition de la photo. Je lui trouve quelques faiblesses. Je crois que plus court, avec moins de détails ...

Critique de "Lisières" par Sébastien Marcheteau

Pre­mier recueil de nou­velles de Marianne Des­ro­ziers, Lisières doit se lire dans l’idée qu’on va frô­ler quelque chose, l’effleurer. Ce geste de tou­cher à peine n’est pas syno­nyme de super­fi­cia­lité, au contraire : on peut frô­ler quelque chose sans pour autant pas­ser à côté ni mettre les pieds dans le plat. Frô­ler c’est cares­ser l’envie d’entrer subrep­ti­ce­ment dans un uni­vers et d’en res­sor­tir sans rien y dépla­cer : “ …le vent a décidé de me frô­ler , poli­ment, timi­de­ment, comme s’il deman­dait la per­mis­sion ” peut-on lire dans Depuis les ter­rasses . On peut ainsi effleu­rer un visage, frô­ler un regard et s’en trou­ver tota­le­ment  bou­le­ver­sée ( La cou­ver­ture rouge ). Ce titre Lisières (lisière, avant que d’être le bord de la forêt, dési­gnait au 16e siècle le bord du tissu, ce qui, adapté à un texte, ouvre des inter­pré­ta­tions inté­res­santes) me séduit, même si per­son­nel­le­ment je lui ...