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Critique de Lisières, par Cathie

Je ne suis pas restée à l'orée de ce recueil à l'écriture ciselée presqu'épurée où la tessiture de la mémoire en est le fil d'Ariane...En peu de mots, l'auteure nous fait pénétrer dans des univers (le décor est campé, les personnages prennent vie,) en nous contant des histoires mêlant le dicible et l'indicible...univers à la frontière...invitant à pousser la porte de l'imagination ce que je ne me suis pas privée de faire... 
Gros coup de cœur pour la couverture rouge où Marianne a su saisir cet instant d'amour fou et dès lors l'on sait que la vie de l'héroïne ne sera jamais la même..que dire du vice enfin puni où cette lectrice semble avoir une étrange ressemblance avec l'humble lectrice que je suis...que j'ai souri...actrice des romans...merveilleuse métaphore...Je remercie à nouveau la main innocente qui m'a fait gagner ce recueil que j'ai pris grand plaisir à lire...les mots sont des poésies, la lecture un voyage et ne puis que recommander chaleureusement ce premier recueil de nouvelles et merci aux penchants du roseau et à l'illustration de William Mathieu. Musique écoutée pendant la lecture l'Intermezzo de Brahms interprété par Lev Oborin.

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Critique d'"Unica ou le morcellement" par Michèle Zachayus

Auteure de nombreux articles, critique littéraire (notamment dans la revue Présences d'esprits ), traductrice d’ouvrages dans le domaine du fantastique et de la SF (dont plusieurs chez Noosphère et Bragelonne), Michèle Zachayus me fait le cadeau d'une magnifique chronique sur "Unica ou le morcellement". Les éditions Sans crispation et moi-même la remercions infiniment pour sa lecture et ses mots. Voici donc sa chronique (publiée également sur Babelio et sur la page facebook de la maison d'édition) : « UNICA OU LE MORCELLEMENT Marianne DESROZIERS Sans Crispation – 2025 88 p – 14 € Ou les chemins de traverse/ non balisés ? Le propre de la SF ? « Toute la beauté de nos douleurs », disait Apollinaire… On est subjugué par la mélancolie qui sourd de ces pages hybrides d’une grâce ineffable, la tristesse portant en gésine une transcendance créatrice aux versets entêtants, portés par les ailes de ces amours cruelles entre toutes – qui, inexorables, ont pour objets à jama...

Chronique de lecture d'"Unica ou le morcellement" par David Le Golvan

  CHRONIQUE DE LECTURE "Unica ou le morcellement" (Sans Crispation éditions) par David Le Golvan : Sylvia Plath puis Unica Zürn… Une chose est sûre, c’est que Marianne Desroziers aime raviver les feux follets. Plus qu’une passion, on devine l’urgence d’un devoir de mémoire. Au début du livre, l’auteure rappelle son parcours de familiarisation avec l’artiste franco-allemande qui aurait pu aboutir à un essai biographique, avec en gros le risque remettre sur le tapis l’étude d’un cas clinique, psychiatrique, tout ce qui pourrait éloigner un lecteur des effusions créatrices profondes d’Unica (et non des délires). Et sans doute pas la manière la plus subtile de rendre hommage à l’intégrité artistique de cette femme (qui souffrait par ailleurs de perdre pied à cause des traitements qu’on lui infligeait tandis que le champ de son imaginaire se déployait entièrement dans ses moments de pleine conscience) (1). Autre option envisagée, et autre écueil éventuel : passer par l’écriture...