Accéder au contenu principal

Extrait de "L'enfance crue", éditions Lunatique

Nouvel extrait de ma nouvelle "L'enfance crue", à paraître aux éditions Lunatique dans les prochains jours :
 
« La cour du collège, froide et grise. Béton et gravier jouxtant un petit carré de pelouse mal entretenu. Pas même une pâquerette égarée faisant de l’œil aux amoureux. D’ailleurs, on ne voyait pas d’adolescents se tenant par la main ou s’embrassant maladroitement. L’amour semblait avoir disparu. L’amitié était fragile, presque inexistante, se réduisant à une camaraderie opportuniste qui renvoyait chacun à sa solitude dans un établissement ressemblant à une usine. Une usine à fabriquer des individus dociles, soumis, peureux. L’endroit idéal, depuis des générations, pour traîner son spleen et son mal-être. »
pp. 17/18

Posts les plus consultés de ce blog

Critique d'"Unica ou le morcellement" par Michèle Zachayus

Auteure de nombreux articles, critique littéraire (notamment dans la revue Présences d'esprits ), traductrice d’ouvrages dans le domaine du fantastique et de la SF (dont plusieurs chez Noosphère et Bragelonne), Michèle Zachayus me fait le cadeau d'une magnifique chronique sur "Unica ou le morcellement". Les éditions Sans crispation et moi-même la remercions infiniment pour sa lecture et ses mots. Voici donc sa chronique (publiée également sur Babelio et sur la page facebook de la maison d'édition) : « UNICA OU LE MORCELLEMENT Marianne DESROZIERS Sans Crispation – 2025 88 p – 14 € Ou les chemins de traverse/ non balisés ? Le propre de la SF ? « Toute la beauté de nos douleurs », disait Apollinaire… On est subjugué par la mélancolie qui sourd de ces pages hybrides d’une grâce ineffable, la tristesse portant en gésine une transcendance créatrice aux versets entêtants, portés par les ailes de ces amours cruelles entre toutes – qui, inexorables, ont pour objets à jama...

Chronique de lecture d'"Unica ou le morcellement" par David Le Golvan

  CHRONIQUE DE LECTURE "Unica ou le morcellement" (Sans Crispation éditions) par David Le Golvan : Sylvia Plath puis Unica Zürn… Une chose est sûre, c’est que Marianne Desroziers aime raviver les feux follets. Plus qu’une passion, on devine l’urgence d’un devoir de mémoire. Au début du livre, l’auteure rappelle son parcours de familiarisation avec l’artiste franco-allemande qui aurait pu aboutir à un essai biographique, avec en gros le risque remettre sur le tapis l’étude d’un cas clinique, psychiatrique, tout ce qui pourrait éloigner un lecteur des effusions créatrices profondes d’Unica (et non des délires). Et sans doute pas la manière la plus subtile de rendre hommage à l’intégrité artistique de cette femme (qui souffrait par ailleurs de perdre pied à cause des traitements qu’on lui infligeait tandis que le champ de son imaginaire se déployait entièrement dans ses moments de pleine conscience) (1). Autre option envisagée, et autre écueil éventuel : passer par l’écriture...