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Journal d'une française en résidence d'écriture en Allemagne : septième semaine

Une semaine très riche en rencontres et évènements. 
Passons rapidement sur la journée de mercredi qui a été assez difficile : bloquée dans un train par la neige, avec la personne qui représente l'Aquitaine auprès de la région de la Hesse et qui avait organisé les rencontres avec les lycées, nous avons dû annuler à regret la rencontre prévue au lycée de Limburg et rentrer en bus au terme d'un long périple dans le froid.
Heureusement mardi et jeudi j'ai pu me rendre sans encombre dans deux lycées de Francfort pour rencontrer les élèves : des 1ère AbiBac au lycée Ziehenschule (voir photo 1) et des 6ème et 5ème au lycée français Victor Hugo (voir photo 2 et 3). Des rencontres très agréables, intéressantes et chaleureuses... 

                                Photo 1 : les 1ères AbiBac


                               Photo 2 : les 5èmes du lycée français de Francfort


                                Photo 3 : les 6èmes du lycée français de Francfort

Je suis également allée à la Foire du Livre de Francfort, une première fois jeudi, guidée par un habitué des lieux pour fureter entre les allées lors d'une journée réservée aux professionnels (ça parlait bizness sur les stands, les éditeurs présents avaient rendez-vous et je ne me sentais pas très à l'aise) et une deuxième fois samedi, seule comme une grande fille lors d'une journée ouverte au public. Il y avait beaucoup plus de monde, surtout vers midi quand j'ai quitté la foire. J'y suis allée spécialement le matin pour assister à une rencontre, organisée par l'Institut Français et Litprom, avec l'écrivain française d'origine camerounaise Léonora Miano et l'écrivain allemand d'origine turque Feridun Zaimoglu. Les propos de Léonora Miano sur le fait d'habiter la frontière et de se laisser traverser par des musiques de langues différentes étaient vraiment passionnants (j'ai pris des notes). Très heureuse et un peu intimidée d'échanger quelques mots sympathiques avec elle à la fin de la rencontre et de lui offrir "L'enfance crue". Cette femme m'a impressionnée par son envergure intellectuelle, son charisme et sa simplicité chaleureuse.





Je n'envisageais pas de rentrer en France (dans un peu moins de deux semaines) sans avoir visiter le Städel, un très grand et beau musée de Francfort : c'est donc ce que j'ai fait samedi après-midi en sortant de la Foire du Livre. Je n'ai pas été déçue de ma visite... entre Rembrandt, Vermeer, Botticelli, Artemisia, Bosch, Picasso, Max Beckmann et beaucoup d'autres.   



Avec tous ces déplacements, je n'ai pas eu beaucoup de temps pour écrire mais les mésaventures de mercredi m'ont inspiré une nouvelle que je suis en train d'écrire...

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