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Critique de Lisières par Julie Lecanu

Critique de Lisières de Julie Lecanu, parue précédemment sur le site le Salon Littéraire

Lisières est le premier recueil de nouvelles de Marianne Desroziers, écrivain, bloggeuse littéraire (1) et rédactrice au Salon littéraire. Six nouvelles s’y succèdent et on se laisse glisser avec délectation de l’une à l’autre dans un crescendo d’émotions.

Bien qu’ayant chacune leur univers, les nouvelles de ce recueil ont une cohérence évidente : elles nous emmènent toutes à la lisière de la réalité et du fantastique, à celle de la vie et de la mort, à celle du passé, du présent et du futur. En peu de mots, dans un style épuré, Marianne Desroziers a su planter les décors et atmosphères de ces histoires qui nous transportent vers un ailleurs.  Une volonté de l’auteur que l’on retrouve dès la quatrième de couverture : « Lecteur, suis-moi sur ce chemin, à la lisière, même- et surtout- si tu ne sais pas où il te mènera. La lecture est un risque à prendre. Ceci est une invitation au voyage, au périple le long de la frontière de toutes les frontières Celles poreuses entre la réalité et l’illusion, le banal et l’extraordinaire, le monde des vivants et celui des morts. »

Dans La Photo disparue, une femme erre dans sa maison au grès des souvenirs, dans La Couverture rouge, une femme voit ressurgir le souvenir de l’homme aimé. Mais la nouvelle que j’ai préférée est Le Vice enfin puni où une lectrice acharnée est happée physiquement par ses livres et voyagent de l’un à l’autre sur son étagère, tel Le Passe-muraille de Marcel Aymé. Une sensation que certains lecteurs auront déjà connu, celle de se fondre dans une histoire au point d’être coupé du monde qui les entoure. Enfin, il s’agit de mon interprétation et c’est là aussi une force de ces nouvelles puisque l’auteur nous laisse libre d’interpréter le mystère qui entoure chacune de ces histoires. Chacune fourmille de références littéraires, et Marianne Desroziers en a plus d’une, Marina Tsvetaeva, Virgina Wolf, Pérec et bien d’autres. Une influence riche qui pour autant ne phagocyte pas le style de Marianne Desroziers.

Un beau voyage donc entre rêve et réalité dont on se réveille un peu brumeux, pensif et rêveur.

Julie Lecanu

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Soirée de lancement de la revue La Piscine le 27/10/2017

Lecture de mon texte "Il faut être sauvage", publié dans le numéro 2 de la revue la Piscine sur le thème "Incidences/coïncidences". 
Photo : Claire Musiol

C'était le vendredi 27 octobre 2017 à la librairie Sauramps Odysseum à Montpellier, nous fêtions le lancement du numéro 2 de la revue La Piscine en présence de 3 des 4 maîtres-nageurs (Louise Imagine, Philippe Castelneau, Christophe Sanchez... manquait Alain Mouton) à l'origine de cette très belle revue (une des plus belles où j'ai publié), de 6 auteurs (Raymond Alcovère, Daniel Frayssinet, Claire Musiol, Nat Yot, Françoise Renaud et moi-même) et de l'artiste Olivier Chevalier. Une bien belle soirée de lectures et d'échanges autour de la littérature, de l'art et de la vie... qui me donne envie de revenir bien vite à Montpellier (et d'y rester un peu plus longtemps)!!! Merci à tous pour votre accueil chaleureux, en particulier à Nathalie et ses deux chats.
Pour en savoir plus sur le sommair…

Photos de la soirée autour du numéro 2 de l'Ampoule à Olympique

Quelques photos de la soirée du 15 décembre 2017 à la librairie Olympique à Bordeaux pour le lancement du deuxième numéro papier de la revue l'Ampoule. Grand merci au libraire Jean-Paul Brussac, à tous les auteurs et illustrateurs et au public présent. Toutes les photos sont de Xavier de Bordeaux (merci à lui). 


 Jean-Paul Brussac installant les dessins de Maxime Derouen

Xavier de Bordeaux

Roland Goeller

Anne Escaffit

Maxime Derouen, puis Charlie Ambrose

Jean-Paul Brussac

Un poème dans la revue Lichen n° 25

Mon poème "La voix de Sylvia", hommage à Sylvia Plath, vient d'être publié dans le numéro 25 (avril 2018) de la revue de poésie en ligne Lichen.  Merci au directeur de publication Elisée Bec de m'accueillir une fois de plus dans cette belle revue où je suis en bonne compagnie (Le Golvan, Damien Paisant, Colette Daviles-Estinès, etc.). On peut consulter l'ensemble du sommaire et accéder aux poèmes ici. 
Pour rappel, il est demandé à chaque lecteur qui aime la revue d'envoyer un mot en échange de sa lecture : ici on ne se paie pas de mots mais on paie en mots. 
"Le premier signe de vie à revenir sur les blocs de la lave refroidie c'est le lichen. "