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Critique de "Lisières" par Ingannmic sur son blog Book'ing

Une nouvelle critique de "Lisières" par Ingannmic (bouquineuse compulsive) sur son blog Book'ing. 

"La brièveté des six textes qui composent ce recueil fait qu'il se lit rapidement...
Mais le ton qui s'en dégage, et les étranges atmosphères dans lesquelles ils nous immergent, suscitent chez le lecteur des émotions dont il ressent l'écho longtemps après l'avoir terminé.

Marianne Desroziers sème au gré de ses nouvelles des madeleines proustiennes qui réveillent chez ses personnages la mélancolie liée aux souvenirs, et les font déambuler -et nous avec- le long d'une frontière devenue poreuse, séparant le réel de l'inconcevable, le passé du présent, les vivants des morts.
Un simple objet suffit. L'inspiration de l'auteure fait le reste, lui permettant de nourrir les rêveries de ses protagonistes, ou d'imaginer des aventures insolites, des existences multiples...

Certains de ses héros dégagent une espèce de douce morosité, et expriment comme un étonnement douloureux face au constat de ce qu'ils ont perdu, de l'inéluctabilité de la fuite du temps, que rend peut-être plus évidente encore ces fantômes qui s'invitent parmi les vivants, ou ces réminiscences qui s'imposent dans le présent.
On les imagine souvent silencieux, parfois même plongés dans la torpeur, tout absorbés qu'ils sont par leurs monologues intérieurs, et par les pensées que leur inspirent le spectacle de la mer du Nord, d'une vieille photographie retrouvée au fond d'un tiroir, ou encore le motif d'une couverture aperçue dans la vitrine d'une mercerie londonienne.

Marianne Desroziers nous tend un miroir pénétrable qu'elle joue à nous faire traverser d'un côté puis de l'autre. En explorant les possibilités de la fiction, en travaillant les hypothèses pour les rendre vivantes, elle dote ses petits textes d'un charme qu'accentue la touche surnaturelle dont elle les enrichit. L'humour s'associe parfois au surnaturel, comme c'est le cas dans "Le vice enfin puni", où nous découvrons comment la narratrice paye sa passion pour la lecture...
Ses histoires sont comme des portes ouvertes qui nous invitent, plutôt qu'à se torturer l'esprit pour tenter de comprendre ce qu'elle a voulu signifier, à laisser libre cours à nos propres ressources imaginatives..."

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Soirée de lancement de la revue La Piscine le 27/10/2017

Lecture de mon texte "Il faut être sauvage", publié dans le numéro 2 de la revue la Piscine sur le thème "Incidences/coïncidences". 
Photo : Claire Musiol

C'était le vendredi 27 octobre 2017 à la librairie Sauramps Odysseum à Montpellier, nous fêtions le lancement du numéro 2 de la revue La Piscine en présence de 3 des 4 maîtres-nageurs (Louise Imagine, Philippe Castelneau, Christophe Sanchez... manquait Alain Mouton) à l'origine de cette très belle revue (une des plus belles où j'ai publié), de 6 auteurs (Raymond Alcovère, Daniel Frayssinet, Claire Musiol, Nat Yot, Françoise Renaud et moi-même) et de l'artiste Olivier Chevalier. Une bien belle soirée de lectures et d'échanges autour de la littérature, de l'art et de la vie... qui me donne envie de revenir bien vite à Montpellier (et d'y rester un peu plus longtemps)!!! Merci à tous pour votre accueil chaleureux, en particulier à Nathalie et ses deux chats.
Pour en savoir plus sur le sommair…

Photos de la soirée autour du numéro 2 de l'Ampoule à Olympique

Quelques photos de la soirée du 15 décembre 2017 à la librairie Olympique à Bordeaux pour le lancement du deuxième numéro papier de la revue l'Ampoule. Grand merci au libraire Jean-Paul Brussac, à tous les auteurs et illustrateurs et au public présent. Toutes les photos sont de Xavier de Bordeaux (merci à lui). 


 Jean-Paul Brussac installant les dessins de Maxime Derouen

Xavier de Bordeaux

Roland Goeller

Anne Escaffit

Maxime Derouen, puis Charlie Ambrose

Jean-Paul Brussac

Un poème dans la revue Lichen n° 25

Mon poème "La voix de Sylvia", hommage à Sylvia Plath, vient d'être publié dans le numéro 25 (avril 2018) de la revue de poésie en ligne Lichen.  Merci au directeur de publication Elisée Bec de m'accueillir une fois de plus dans cette belle revue où je suis en bonne compagnie (Le Golvan, Damien Paisant, Colette Daviles-Estinès, etc.). On peut consulter l'ensemble du sommaire et accéder aux poèmes ici. 
Pour rappel, il est demandé à chaque lecteur qui aime la revue d'envoyer un mot en échange de sa lecture : ici on ne se paie pas de mots mais on paie en mots. 
"Le premier signe de vie à revenir sur les blocs de la lave refroidie c'est le lichen. "