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"La robe rouge du vain" de Barbara Albeck


Après Marlène Tissot le mois dernier, pour ces Vases communicants du mois d’août, j’ai le grand plaisir d’échanger avec Barbara Albeck. Contrairement au mois dernier où Marlène et moi avions chacune écrit un texte libre, cette fois nous sommes parties d’une même photo. J’ai choisi parmi les photos prises par Barbara celle qui me parlait le plus et nous avons toutes deux écrit un texte à partir de cette photo. Voici le texte de Barbara et vous pouvez lire le mien chez elle






La robe rouge du vain

Ce soir au menu TV, c’est poupées sur canapé. A dévorer des yeux : elles ne demandent que ça de se faire reluquer à moitié à poil et le reste bien épilé. Parties de jambes à l’air, décolletés en apnée, semelles compensées pour s’élever au sens propre mais pas au figuré. Uniques reliefs dans petit écran extra-plat : dialectique épurée d’un minimalisme post-moderne. Belles plantes artificielles qui ne performent qu’à se faner dans faux décor de maison de poupée. Partout les murs ont des oreilles et profusion de caméras pour éphémère célébrité. Stars d’un instant, étoiles filantes à peine aperçues déjà mortes, le vent sitôt en poupe que déjà retourné, et qui prendront la porte pour satisfaire les exigences d’un programme de lobotomisation massive. Binarité de la pensée, c’est gagne ou perds, et rien entre les deux pour aller se jucher. La Connerie Supérieure de l’Audiovisuel excelle à ne pas relever les identités. Hors de contrôle, les incarcérations volontaires dans cette prison dorée. Seule une fausse voix lactée au-dessus des poupées impose un rythme syncopé, comme sortie d’outre-tombe pour mieux ressusciter l’audience. C’est un jeu de cache-cache dans un cachot à cachotteries inventées de toutes pièces, toujours ça parle pour ne rien dire, commerce de bouches en faillite entre les quatre murmures de l’émission Secret story. Ses marionnettes ont sur les mains le sang des cerveaux liquidés, cependant qu’autour d’elles le vide creuse des trous.

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Soirée de lancement de la revue La Piscine le 27/10/2017

Lecture de mon texte "Il faut être sauvage", publié dans le numéro 2 de la revue la Piscine sur le thème "Incidences/coïncidences". 
Photo : Claire Musiol

C'était le vendredi 27 octobre 2017 à la librairie Sauramps Odysseum à Montpellier, nous fêtions le lancement du numéro 2 de la revue La Piscine en présence de 3 des 4 maîtres-nageurs (Louise Imagine, Philippe Castelneau, Christophe Sanchez... manquait Alain Mouton) à l'origine de cette très belle revue (une des plus belles où j'ai publié), de 6 auteurs (Raymond Alcovère, Daniel Frayssinet, Claire Musiol, Nat Yot, Françoise Renaud et moi-même) et de l'artiste Olivier Chevalier. Une bien belle soirée de lectures et d'échanges autour de la littérature, de l'art et de la vie... qui me donne envie de revenir bien vite à Montpellier (et d'y rester un peu plus longtemps)!!! Merci à tous pour votre accueil chaleureux, en particulier à Nathalie et ses deux chats.
Pour en savoir plus sur le sommair…

Photos de la soirée autour du numéro 2 de l'Ampoule à Olympique

Quelques photos de la soirée du 15 décembre 2017 à la librairie Olympique à Bordeaux pour le lancement du deuxième numéro papier de la revue l'Ampoule. Grand merci au libraire Jean-Paul Brussac, à tous les auteurs et illustrateurs et au public présent. Toutes les photos sont de Xavier de Bordeaux (merci à lui). 


 Jean-Paul Brussac installant les dessins de Maxime Derouen

Xavier de Bordeaux

Roland Goeller

Anne Escaffit

Maxime Derouen, puis Charlie Ambrose

Jean-Paul Brussac

Un poème dans la revue Lichen n° 25

Mon poème "La voix de Sylvia", hommage à Sylvia Plath, vient d'être publié dans le numéro 25 (avril 2018) de la revue de poésie en ligne Lichen.  Merci au directeur de publication Elisée Bec de m'accueillir une fois de plus dans cette belle revue où je suis en bonne compagnie (Le Golvan, Damien Paisant, Colette Daviles-Estinès, etc.). On peut consulter l'ensemble du sommaire et accéder aux poèmes ici. 
Pour rappel, il est demandé à chaque lecteur qui aime la revue d'envoyer un mot en échange de sa lecture : ici on ne se paie pas de mots mais on paie en mots. 
"Le premier signe de vie à revenir sur les blocs de la lave refroidie c'est le lichen. "