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"La robe rouge du vain" de Barbara Albeck


Après Marlène Tissot le mois dernier, pour ces Vases communicants du mois d’août, j’ai le grand plaisir d’échanger avec Barbara Albeck. Contrairement au mois dernier où Marlène et moi avions chacune écrit un texte libre, cette fois nous sommes parties d’une même photo. J’ai choisi parmi les photos prises par Barbara celle qui me parlait le plus et nous avons toutes deux écrit un texte à partir de cette photo. Voici le texte de Barbara et vous pouvez lire le mien chez elle






La robe rouge du vain

Ce soir au menu TV, c’est poupées sur canapé. A dévorer des yeux : elles ne demandent que ça de se faire reluquer à moitié à poil et le reste bien épilé. Parties de jambes à l’air, décolletés en apnée, semelles compensées pour s’élever au sens propre mais pas au figuré. Uniques reliefs dans petit écran extra-plat : dialectique épurée d’un minimalisme post-moderne. Belles plantes artificielles qui ne performent qu’à se faner dans faux décor de maison de poupée. Partout les murs ont des oreilles et profusion de caméras pour éphémère célébrité. Stars d’un instant, étoiles filantes à peine aperçues déjà mortes, le vent sitôt en poupe que déjà retourné, et qui prendront la porte pour satisfaire les exigences d’un programme de lobotomisation massive. Binarité de la pensée, c’est gagne ou perds, et rien entre les deux pour aller se jucher. La Connerie Supérieure de l’Audiovisuel excelle à ne pas relever les identités. Hors de contrôle, les incarcérations volontaires dans cette prison dorée. Seule une fausse voix lactée au-dessus des poupées impose un rythme syncopé, comme sortie d’outre-tombe pour mieux ressusciter l’audience. C’est un jeu de cache-cache dans un cachot à cachotteries inventées de toutes pièces, toujours ça parle pour ne rien dire, commerce de bouches en faillite entre les quatre murmures de l’émission Secret story. Ses marionnettes ont sur les mains le sang des cerveaux liquidés, cependant qu’autour d’elles le vide creuse des trous.

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Salon du livre à Caudéran le 30 septembre 2018

Je serai à Caudéran centre le dimanche 30 septembre de 9h30 à 17h avec d'autres auteurs (dont Suzanne Max et Florent Lucéa) pour un mini-salon du livre. Durant cette journée festive organisée par l'AGJA, vous pourrez non seulement découvrir nos livres et nous rencontrer dans l'espace "boutique des auteurs" mais aussi participer à de nombreuses animations sportives, artistiques et ludiques en famille ou entre amis.  A signaler aussi : concerts, ateliers d'artistes et marché gourmand...
Je présenterai mes deux derniers livres parus en 2017 et 2018 "Fantasmagories. Contes noirs et flamboyants" et "Ma mère en automne. Photopoèmes." ainsi que les 3 numéros de la revue l'Ampoule ! Venez nombreux, l'entrée est gratuite !  Pour voir le détail du programme de La Caudéranie 2018 et s'inscrire pour participer au challenge ludique pour gagner des cadeaux, c'est par là.

Soirée de lancement de la revue La Piscine le 27/10/2017

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Pour en savoir plus sur le sommair…

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