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40 grammes d'émotion : critique de "L'enfance crue" par Julie Lecanu

Quarante grammes, c’est le poids de la nouvelle de Marianne Desroziers, L’enfance crue, publiée aux éditions Lunatique dans la collection 36e deux sous. Quarante grammes et vingt-six pages dans lesquels l’auteur nous offre un condensé d’émotions et nous fait glisser d’une réalité morne à un univers fantastique.

Ligie a vite compris qu’elle n’était pas comme les autres enfants. Elle est petite pour son âge, ses pieds ne touchent pas terre quand elle est assise sur une chaise. Elle est frêle avec de longs, de très longs cheveux blonds qu’elle tresse tous les matins. Elle aime l’insolite, les cabinets de curiosité, l’alchimie, la cryptozoologie, la musique médiévale, le cinéma muet allemand. Le grille-pain, la télévision, le réveil se détournent sous son regard de leur usage habituel et les êtres humains se métamorphosent. Et tous les soirs ou presque, Ligie se retrouve dans la forêt sauvage en fixant le lapin blanc du réveil.

Découverte grâce à son recueil de nouvelles, Lisières, Marianne Desroziers nous livre une histoire puissante. Comme à son habitude, l’auteur aime s’inspirer de l’univers d’un de ses auteurs préféré, ici l’univers fantastique de Jorge Luis Borges.  En quelques phrases, elle nous bouleverse, nous fait rêver à cet univers fantastique où l’âme de Ligie se réfugie pour oublier la triste réalité. Fable naïve sur une fillette rêveuse, conte cruel d’une enfant qui cherche à échapper à sa tristesse, la nouvelle de Marianne Desroziers nous laisse rêveur, un peu triste aussi lorsque l’on pense à Ligie et aux autres sirènes de la forêt sauvage. Triste aussi parce que vingt-six pages c’est trop court et qu’on n’en aurait voulu plus. A quand un roman ?

Julie Lecanu (pour le site Le Salon Littéraire)

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Salon du livre à Caudéran le 30 septembre 2018

Je serai à Caudéran centre le dimanche 30 septembre de 9h30 à 17h avec d'autres auteurs (dont Suzanne Max et Florent Lucéa) pour un mini-salon du livre. Durant cette journée festive organisée par l'AGJA, vous pourrez non seulement découvrir nos livres et nous rencontrer dans l'espace "boutique des auteurs" mais aussi participer à de nombreuses animations sportives, artistiques et ludiques en famille ou entre amis.  A signaler aussi : concerts, ateliers d'artistes et marché gourmand...
Je présenterai mes deux derniers livres parus en 2017 et 2018 "Fantasmagories. Contes noirs et flamboyants" et "Ma mère en automne. Photopoèmes." ainsi que les 3 numéros de la revue l'Ampoule ! Venez nombreux, l'entrée est gratuite !  Pour voir le détail du programme de La Caudéranie 2018 et s'inscrire pour participer au challenge ludique pour gagner des cadeaux, c'est par là.

Photos de Caudéranie 2018

Dimanche 30 septembre, je participais à la journée Caudéranie 2018 organisée par l'AGJA. L'occasion de présenter les 3 numéros de la revue l'Ampoule et mon livre "Fantasmagories. Contes noirs et flamboyants" publiés aux éditions de l'Abat-Jour ainsi que "Ma mère en automne" publié par Gros Textes/Alpes Vagabondes sur le stand de la boutique des auteurs.  Avec les sympathiques auteurs de notre collectif :  Anne-Caroline d'Arnaudy, Suzanne Max, Marie-Laure Bousquet, Modvareil, Bruno Graveline, Martine Thorre-Gachet, Lisa M.Esqurial, Florent Lucéa. Manquent sur la photo : Josiane Rodes et Patricia Sibella.




 Avec les grands gagnants du challenge ludique culturel et sportif organisé par l'AGJA. 
 Démonstration de capoeira sur la place de l'église.
 Un peu de rock énergique sur la  place !
 Et le swing doux d'un air de jazz... non loin de notre stand !
Lors de cette belle journée ensoleillée, il y avait aussi de la danse, des ateliers de théâtr…

L'avis de Laurence Chaudouët sur "Fantasmagories"

Petit retour de lecture de Laurence Chaudouët (écrivain que j'apprécie beaucoup et que nous avons publié dans la revue l'Ampoule) qui m'a fait l'amitié de lire "Fantasmagories. Contes noirs et flamboyants" :
A découvrir : "Fantasmagories" de Marianne Desroziers,  aux éditions de l'Abat-jour.  Des contes sauvages et doux où l'enfance est dépeinte par le plus secret, par l'inviolable. Il y a là quelque chose des contes du Nord, peut-être Karen Blixen, et aussi Andersen, dans cette sauvagerie tendre et presque cruelle. Sans oublier l'influence des grands maîtres du fantastique.
J'ai particulièrement aimé "Quelque chose dessous", et "Les papillons de Marie".
Le plus attachant dans ces contes, pour moi, c'est cette intime compréhension de l'enfance, qui s'affranchit complètement de tout sentier battu. C'est je crois la force de l'oeuvre.
A lire donc, et avec grand plaisir. 
Je vous incite à faire …